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L’Ukraine a infligé un revers stratégique majeur à la Russie en paralysant sa capacité à lancer des missiles balistiques, une offensive méthodique qui a transformé le rapport de force sur le champ de bataille. Alors que Moscou comptait sur son arsenal de missiles Iskander et Kinzhal pour pilonner les infrastructures et les villes ukrainiennes, Kiev a mis en œuvre une stratégie en deux phases, combinant frappes chirurgicales et sabotage industriel, qui a réduit à néant la supériorité aérienne russe.
L’armée ukrainienne a d’abord renoncé à une défense aérienne purement réactive, jugée inefficace face à la vitesse extrême des missiles russes. Les Iskander-M, capables d’atteindre Mach 7, et les Kinzhal, volant à Mach 10, percent la plupart des boucliers antiaériens. Les systèmes Patriot, bien que performants, sont trop rares et leurs missiles intercepteurs PAC-3, produits à seulement 600 à 700 unités par an dans le monde, sont insuffisants pour couvrir l’ensemble du territoire ukrainien. Kiev a donc choisi de frapper à la source.
En juin 2025, des unités de renseignement et des forces spéciales ukrainiennes ont repéré trois lanceurs Iskander dans la région de Briansk, près de la frontière. Ces systèmes, préparant une frappe imminente sur Kiev, ont été détruits par une frappe de précision. Un lanceur a été anéanti, deux autres gravement endommagés, et plusieurs soldats russes ont été tués ou blessés. Chaque lanceur transportant deux missiles d’une valeur de plus de trois millions de dollars, le coup porté à la logistique et au moral russes a été immédiat.
Quelques jours plus tôt, l’Ukraine avait déjà frappé un coup dévastateur contre les bombardiers russes. L’opération Spider Web, préparée pendant plus d’un an, a vu des drones cachés dans des camions civils frapper simultanément cinq aérodromes russes le 1er juin 2025. Entre sept et onze bombardiers Tu-95 et Tu-22M3 ont été détruits, et de nombreux autres endommagés, soit environ un tiers de la flotte stratégique russe. Ces avions sont les seuls capables de lancer les missiles Kinzhal, ce qui a réduit de façon spectaculaire la capacité de Moscou à mener des frappes aériennes lourdes.
Mais le coup le plus dur est venu en mars 2026, lorsque l’Ukraine a ciblé l’usine Kremniy, dans la région de Briansk. Ce site, le deuxième plus grand fabricant de microélectronique de Russie, produisait les puces et les composants essentiels aux missiles Iskander, aux systèmes de défense S-300 et S-400, ainsi qu’au nouveau missile de croisière Kh-69. Sept missiles Storm Shadow, fournis par la France et le Royaume-Uni, ont rasé le bâtiment central, stoppant net la production. Sans ces composants, la Russie ne peut plus fabriquer de missiles en quantité suffisante pour submerger les défenses ukrainiennes.
L’équipement de l’usine, dont une partie provenait des États-Unis et du Japon, est irremplaçable en raison des sanctions internationales. Moscou pourrait tenter de se tourner vers la contrebande de puces, mais la reconstruction de l’installation prendra des années. Pendant ce temps, l’Ukraine continue de développer sa propre industrie de défense. L’entreprise Firepoint, créée au début de la guerre, produit désormais le missile de croisière Flamingo, capable de transporter une charge de 1 150 kg sur 3 000 km. Ce missile a déjà frappé des cibles stratégiques russes, comme l’usine de missiles Votkinsk et le champ de tir de Kapustin Yar.
L’Ukraine travaille également sur un nouveau missile balistique de moyenne portée, le FP-7, qui pourrait étendre encore sa capacité de frappe. Parallèlement, les forces armées ukrainiennes multiplient les attaques contre les dépôts de munitions, les centres logistiques et les infrastructures critiques en territoire russe. Le rapport de force s’inverse lentement mais sûrement, et la Russie se retrouve acculée, incapable de maintenir le rythme de ses tirs de missiles.
Cette stratégie, qui combine renseignement, frappes chirurgicales et développement industriel, a permis à l’Ukraine de déjouer les pronostics et de transformer une guerre d’attrition en une guerre d’usure où elle prend l’avantage. Alors que la capacité de frappe russe s’effondre, Kiev prouve qu’elle peut frapper n’importe où, n’importe quand, et que la puissance militaire ne se mesure pas seulement au nombre de missiles, mais à l’intelligence de leur emploi.
