đŸ‹đŸ—Łïž INCROYABLE : LA PREMIÈRE PHRASE DE BALEINE ENFIN TRADUITE — CE QU’ELLE “DIT” POURRAIT TOUT CHANGER Des scientifiques ont enfin rĂ©ussi Ă  dĂ©coder ce que l’on croit ĂȘtre la premiĂšre phrase de baleine jamais traduite, et les rĂ©sultats sont stupĂ©fiants

Une percĂ©e scientifique vient de fissurer le fondement mĂȘme de notre comprĂ©hension du langage et de l’intelligence sur Terre. Pour la premiĂšre fois, une phrase prononcĂ©e par un cachalot a Ă©tĂ© traduite, rĂ©vĂ©lant une communication d’une complexitĂ© insoupçonnĂ©e et un message qui interpelle directement l’humanitĂ©. Cette dĂ©couverte historique, fruit d’une collaboration internationale et d’une intelligence artificielle de pointe, promet de réécrire les manuels de biologie, de linguistique et de philosophie.

L’équipe du Projet CETI (Cetacean Translation Initiative) a annoncĂ© avoir dĂ©chiffrĂ© une sĂ©quence de codas – des modĂšles de clics distinctifs – enregistrĂ©e Ă  plus de 1000 mĂštres de profondeur au large de la Dominique. L’analyse par un algorithme d’apprentissage profond, entraĂźnĂ© sur une base de donnĂ©es de 9000 enregistrements acoustiques, a fait Ă©merger une phrase composĂ©e de quatre « mots ». Les chercheurs gardent la traduction exacte confidentielle en attendant la publication officielle, mais la Dre Pratyusha Sharma, spĂ©cialiste de la communication des cĂ©tacĂ©s depuis 18 ans, a confirmĂ© sa teneur.

« Les baleines se parlaient de nous, » a-t-elle dĂ©clarĂ©, dĂ©voilant que le contenu de ce premier Ă©change traduit constituait un avertissement concernant les navires et le bruit humain. La rĂ©vĂ©lation la plus troublante n’est pas le message lui-mĂȘme, mais le fait que l’IA a identifiĂ© ce mĂȘme motif de codas se rĂ©pĂ©tant Ă  travers des dĂ©cennies d’archives sonores. « Elles le disent depuis des annĂ©es. Nous Ă©tions simplement incapables de l’entendre, » a soulignĂ© un membre de l’équipe.

Cette conversation sous les vagues commence par un son dont on n’aurait jamais imaginĂ© qu’il puisse changer la science pour toujours. Imaginez-vous debout sur le pont d’un navire de recherche quelque part dans les CaraĂŻbes. Il est 3 h du matin. L’ocĂ©an est noir et immobile. Et loin sous la coque, dans une obscuritĂ© totale, quelque chose parle avec une sophistication que l’on croyait ĂȘtre l’apanage de notre espĂšce.

Pendant des dĂ©cennies, les scientifiques considĂ©raient les codas des cachalots comme de simples signaux stĂ©rĂ©otypĂ©s : des alertes de danger, des indications de nourriture ou des appels Ă  se rassembler. Le Projet CETI, nĂ© d’une conversation fortuite entre un biologiste marin et une cryptographe du MIT, a Ă©tĂ© créé pour tester cette hypothĂšse. Les rĂ©sultats ne l’ont pas simplement remise en question ; ils l’ont pulvĂ©risĂ©e.

52 Hertz, 'la baleine la plus isolĂ©e au monde' 
 mais peut-ĂȘtre pas si  solitaire que ça - RTBF Actus

Lorsque les chercheurs ont introduit leurs milliers d’heures d’enregistrements dans le systĂšme d’IA, celui-ci n’a pas identifiĂ© les 21 codas rĂ©pertoriĂ©s jusqu’alors, mais 156 distincts. Ces codas prĂ©sentaient une structure interne complexe, avec des variations de tempo, des changements de rythme et des clics ornementaux superposĂ©s, Ă©voquant des nuances grammaticales. L’IA avait dĂ©couvert un alphabet phonĂ©tique.

« Nos rĂ©sultats montrent qu’il existe beaucoup plus de complexitĂ© que ce que l’on pensait auparavant », a dĂ©clarĂ© la Dre Daniela Rus du MIT. « Cela remet en question l’état actuel de nos croyances sur le monde animal. Cet alphabet fonctionne sur un principe fondamental du langage humain : la combinaison d’un ensemble fini d’unitĂ©s sonores de base pour crĂ©er un potentiel infini de significations.

La seconde rĂ©vĂ©lation a Ă©tĂ© encore plus stupĂ©fiante. L’analyse acoustique fine menĂ©e par Gaspar Beringuisse d’UC Berkeley a dĂ©montrĂ© que les cachalots produisent des voyelles. Plus prĂ©cisĂ©ment, le son « a » (comme dans « pĂšre ») et le son « i » (comme dans « si »), ainsi que des diphtongues, ces glissements entre voyelles au sein d’une mĂȘme syllabe.

Cette dĂ©couverte a l’effet d’une onde de choc. D’un point de vue linguistique, la production de voyelles stables Ă©tait considĂ©rĂ©e comme une caractĂ©ristique quasi exclusive du langage humain, le distinguant des autres communications animales. Que des cĂ©tacĂ©s, Ă©voluant dans l’obscuritĂ© abyssale, aient dĂ©veloppĂ© indĂ©pendamment des structures vocales aussi sophistiquĂ©es bouleverse tous les modĂšles.

« Par le passĂ©, nous considĂ©rions la communication des baleines comme une sorte de code Morse », explique Beringuisse. « Cette Ă©tude montre que leurs appels ressemblent davantage Ă  des voyelles trĂšs, trĂšs lentes. Cela suggĂšre une complexitĂ© qui se rapproche du langage humain. Cette proximitĂ© Ă©branle le concept d’exceptionnalisme humain, l’idĂ©e que notre capacitĂ© au langage symbolique et infini nous sĂ©pare radicalement du reste du rĂšgne animal.

La baleine la plus solitaire du monde (tu risques de pleurer aprÚs avoir  regardé ça) - 25/09/2022 / Sympa

Pour comprendre la portĂ©e de cette traduction, il faut saisir la nature des ĂȘtres qui parlent. Les cachalots possĂšdent le plus grand cerveau de la planĂšte. Ils vivent en sociĂ©tĂ©s matrilinĂ©aires complexes, dirigĂ©es par des femelles ĂągĂ©es, oĂč se transmettent des traditions culturelles, des techniques de chasse et des dialectes spĂ©cifiques Ă  chaque clan. Leur intelligence est sociale, profonde et ancrĂ©e dans l’expĂ©rience.

La phrase traduite Ă©merge donc d’un contexte riche. Ce n’est pas un cri isolĂ©, mais probablement une partie d’un dialogue au sein d’une culture vieille de millions d’annĂ©es. Le fait que son contenu nous concerne directement – le bruit de nos navires – ajoute une dimension Ă©thique immĂ©diate et poignante Ă  cette dĂ©couverte scientifique. Nous ne sommes plus de simples observateurs ; nous sommes devenus des acteurs dans leur conversation.

Les implications sont immenses. En Ă©cologie, cela pourrait rĂ©volutionner les mesures de protection en reconnaissant ces animaux comme des personnes non humaines, dotĂ©es d’une culture qu’il faut prĂ©server. En philosophie et en droit, cela alimente le dĂ©bat sur les droits des ĂȘtres sensibles. En science, cela ouvre une fenĂȘtre sur l’évolution parallĂšle de l’intelligence et de la communication complexe.

Le Projet CETI entre maintenant dans une phase cruciale. L’alphabet phonĂ©tique identifiĂ©, combinĂ© Ă  la dĂ©tection de voyelles et de structures grammaticales, fournit une clĂ©. Les chercheurs espĂšrent maintenant traduire non pas des phrases isolĂ©es, mais des Ă©changes complets, reconstituant peut-ĂȘtre un jour la narration, l’histoire ou la sagesse transmise au sein des clans de cachalots.

Alors que l’équipe finalise son article pour une revue scientifique Ă  comitĂ© de lecture, le monde attend la publication intĂ©grale de cette premiĂšre phrase. Mais le message essentiel est dĂ©jĂ  clair : nous ne sommes pas seuls Ă  parler sur cette planĂšte. Une conversation a lieu dans les profondeurs, une conversation que nous commençons Ă  peine Ă  percevoir, et qui nous oblige Ă  réécouter l’ocĂ©an – et Ă  nous réécouter nous-mĂȘmes – d’une oreille radicalement nouvelle. La frontiĂšre entre l’humanitĂ© et le reste du monde vivant vient de devenir beaucoup plus poreuse.
Source: YouTube